Jeanne Demessieux





FECD132 – Jeanne Demessieux aux grandes orgues de l’Eglise de la Madeleine de Paris, vol. 2Toccata et fugue en fa majeur BWV 540, J.S. Bach

“Cette oeuvre appartient à la catégorie des compositions de grande virtuosité, écrites par l’incomparable instrumentiste que fut Bach. Superbe de proportions, ferme de style, elle constitue un cheval de batouille de premier ordre pour ceux qui s’adonnent à la grande exécution; au concert, elle est d’un effet foudroyant.
Il faut jouer la toccata dans un bon mouvement plutôt vif, mais pas exagérément, car, il faut prendre garde aux endroits où la polyphonie se resserrant, la confusion naîtrait très certainement d’un mouvement trop rapide et la clarité en souffrirait.
La qualité dominante de l’éxécutant qui veut jouer cette pièce avec son vrai caractère, doit être une solidité de rythme inébranlable, et une vigueur d’articulation soutenue. La fugue est un véritable chef-d’oeuvre de polyphonie. Jamais l’auteur n’a usé avec plus de bonheur des ressources multiples de sa prestigieuse technique d’écriture. Ici, le contrepoint, bien que très serré d’aspect, est d’une liberté mélodique qui fait rêver. Rien de plus profitable pour l’enseignement de la composition que l’analyse approfondie de cette pièce: chaque mesure est à citer comme exemple d’élégance, de richesse, et de vie.”
Louis Vierne, édition Maurice Sénart 1924

Fantaisie en sol majeur (Pièce d’orgue) BWV 572, J.S. Bach

“Le mot de “Fantaisie” désigne ici la forme de cette admirable composition et non le style dans lequel elle doit être éxécutée. Cette oeuvre divisée en trois parties nettement séparées, présente la caractéristique d’un triptyque dont les deux côtés sur baissés ne sont symétriques que par l’esprit. En effet, ni le procédé harmonique, ni le mouvement ne sont semblables dans ces deux parties: seule, la forme arpégée du dessin est parente. La puissante originalité de Bach est déjà là en pleine lumière, bien que cette oeuvre appartienne certainement à l’époque de sa jeunesse.
Cette pièce doit être interpêtée avec une sobriété absolue de style, une articulation nette, une recherche constante de clarté, un rhythme solide.”
Louis Vierne, édition Maurice Sénart 1924

Adagio et Fugue en ut mineur KV 546/426, W.A. Mozart

On lit sur le manuscrit, l’inscription écrite de la main de Mozart: un court adagio pour servir d’introduction à une fugue écrite depuis longtemps – elle est à quatre voix, sur un thème à deux éléments opposés, l’un grave, l’autre chromatique.

Toccata médiévale, E. Mignan

Editée chez Henri Lemoine en 1953, cette toccata est un véritable feu d’artifice sonore, de belle allure, aux modulations attrayantes. Jeanne Demessieux en offre, ici, une interprétation vivante, mettant en relief l’aspect brillant de ces arpèges fugitifs.

Mouvement, J. Berveiller

On pourrait aisément ajouter au titre, le qualificatif de perpétuel, car il s’agit, ici, effectivement d’un mouvement ininterrompu, à la pédale comme au manuel. C’est un élan irrésistible, comme une tempête déferlante, qui, du départ jusqu’à la conclusion ne connait aucun répit.

Te Deum, Jeanne Demessieux

Cette magnifique paraphrase sur l’hymne d’action de grave, fut inspirée à son auteur, par les sonorités des célèbres chamades de l’orgue de la cathédrale Saint-John-the-Divine de New-York. Jeanne Demessieux nous confie: “j’essaie mon Te Deum, inspiré de cet orgue, et, en éprouve comme un soulagement, c’était ce que j’avais entendu.”
Le Te Deum est construit en trois parties. La première se présente sur les notes initiales, tandis qu’un arpège descendant aboutit à une deuxième exposition du thème sur ostinato de pédale.
La seconde partie est un choral sur le Tibi Omnes. La troisième est un brillant allegro. Les rythmes syncopés des ultimes accords au combinaisons audacieuses, mais admirablement contrôlées préparent progressivement la rayonnante conclusion d’un enthousiasme à la mesure d’une louange universelle.


Categories: Discographie, Information

Comments are closed.