Jeanne Demessieux





FECD131 – Jeanne Demessieux aux grandes orgues de l’Eglise de la Madeleine de Paris, vol. 1Sinfonia 29e Cantate, J.S. Bach

C’est tout simplement l’ouverture qui sert de prélude. Assez fréquemment, Bach introduisait dans une cantate un fragment instrumental ou vocal extrait d’une autre oeuvre. C’est ainsi que l’ouverture de la 29e cantate n’est autre que la transciption d’une sonate pour violon seul. Page éclatante où l’orgue fait entendre le mouvement perpétuel destiné au violon.
L’émouvante interprêtation de Jeanne Demessieux présente l’oeuvre sous un attrayant aspect, l’enrichissant de charme et de poésie.

Aie pitié de moi, Seigneur (Erbarm’ Dich mein, o Herre Gott) BWV 721, J.S. Bach

Selon votre grande miséricorde, lavez-moi, et purifiez-moi de mes iniquités.
On peut considérer ce beau choral comme le plagiat luthérien de l’hymne qui se chante au temps du carême Attende Domine.
Les accords répétés, en staccato, de la main gauche, servent de soutien au soprano. l’Interprête les allège dans un maximum de clarté et une intense intériorité d’expression en fait toute la sublime beauté.

O homme, pleure sur tes lourds péchés (O Mensch, bewein’ dein Sünde groß) BWV 622, J.S. Bach

Extrait du Petit Livre d’Orgue – Orgelbüchlein – ce choral se situe à une hauteur expressive, parmi les plus belles pages de Bach. Le solo de cornet se développe, dans l’immense vaisseau de la Madeleine, avec une sonorité veloutée, et les harmonies se confondent dans une heureuse progression.

Notre Seigneur est venu au Jourdain (Christ unser Herr zum Jordan kam) BWV 684, J.S. Bach

Selon la volonté de son Père. Il a reçu le baptême de Saint-Jean-Baptiste; pour accomplir son oeuvre et sa mission. Il a voulu instituer pour nous ce baptême de l’eau, afin de nous laver de nos péchés, et noyer la mort cruelle dans le sang de ses propres plaies. C’est maintenant une vie nouvelle.

Fantaisie n? 2 en fa mineur KV 608, W.A. Mozart

Ecrite primitivement sur quatre partées pour pouvoir être exécutée au piano à quatre mains, cette oeuvre fut transcrite pour orgue. Elle débute par de majestueux accords suivis d’un dessin plus fantaisiste. Une fugue commend en fa mineur et satisfait aux lois rigoureuses de cette forme clas-sique. Un bel andante, empli de poésie chanté sur une flûte, puis, le thème initial réapparait avec éclat, suivi, à nouveau de la fugue avec un deuxième contre-sujet. Une courte strette se confond avec une brillante conclusion.

Prélude et Fugue sur le nom de BACH, F. Liszt

Le prélude, libre et passionné, est entrecoupé de récitatifs, construits sur les quatre lettres formant le nom de Bach. La fugue, qui débute dans une atmosphère mystérieuse, se développe progressivement jusqu’au tumultueux allegro. Une brillante coda termine l’oeuvre par un choral.

Allegro 6e Symphonie, Ch.M. Widor

Parvue en 1879, cette symphonie se compose de cinq movements: Allegro, Adagio, Intermezzo, Cantabile, Finale. Le premier mouvement est composé de variations. Le thème, en sol mineur, exposé, est suivi d’un récitatif brillant sorte de contre-sujet qui va se confondre avec le motif principal. De brillantes variations, partant de la nuance pianissimo, jusqu’au tutti vont parachever ces mesures en une brillante apothéose.


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